Atelier d'écriture
Année 2008-2009
Un début... Une fin
Il est 6h du soir, mon verre est aux trois quarts vide; et la nuit commence à emplir mes yeux et mon cœur déserts de ses ténèbres. Je ne sais même pas ce qui me pousse à rester ici. D'ailleurs, il y règne une ambiance malsaine. Je m'y sens très mal à l'aise. Tous les regards sont braqués sur cette vieille femme qui noie sa détresse dans l'alcool, une vaurienne qui occupe régulièrement la même place, toutes les nuits.
Pesée par ces paires d'yeux accusateurs et réprobateurs, je décidai de ramasser mon manteau tombé par terre et de quitter les lieux en titubant.
Dehors, je fus prise au dépourvue par une pluie diluvienne importune en ce début de mois de juillet.
J'hésitais à retourner à l'assommoir, mais j'y renonçais, en fin de compte. Je décidai alors d'entreprendre une petite visite de la ville, laissant ainsi les gouttes de pluie me traverser la peau et laver mon âme de toutes les souillures dont elle a été le paillasson.
Au bout d'un moment, le contact de l'eau froide sur ma peau brûlante m'irrita; je me résolus donc à rentrer à ce qu'on pourrait appeler « la maison», « chez moi», qui n'est autre qu'une vilaine masure, un vieux taudis pouilleux et insalubre dans lequel je vis dans le dénuement du cœur et de l'esprit.
Je ne sais plus quand ni comment avais-je atterri dans ce quartier sordide où sont reclus les bas-fonds de la société.
Il m'est bien souvent arrivé de penser à mettre fin à mes jours, mon existence n'a de toutes manières aucun sens; jen'avais jamais demandé à naître, après tout.
Il est 11 heures du soir. Soudain, alors que je sombrais dans la dépression, une image me vint a l'esprit et illumina mes idées noires: un roman. Oui! C'est ca ! J'allais écrire le roman de ma vie. Cinq jours plus tard, j'avais achevé un roman organisé, réglé, bien calculé. Ce roman.
Tanya T.
Grappe de Sensations
Les tropismes
Le dictionnaire définit les tropismes: «réactions d'orientation ou de mouvement causées par des agents physiques ou chimiques». Dans ce petit livre paru en 1957, Nathalie Sarraute a voulu montrer les tropismes qui affectent les humains en société, comment chacun des comportements de ses personnages est une réaction «tropique» à un comportement en face. Et elle traque dans de petites scènes d'une à deux pages ces minuscules mouvements de réaction chez: une femme en face de ses parents, une jeune fille en face du vieux monsieur ami de la famille, des parents- un enfant un dimanche dans les bois de la banlieue, un vieux monsieur qui tient un enfant par la main pour traverser la rue, des femmes qui prennent le thé ou qui courent les soldes... Comme l'ethnologue africain venant dans les provinces françaises observer le fonctionnement de nos sociétés et décrivant sans passion leurs mouvements.
Pour cela N. Sarraute a une technique particulière: les personnages de la scène sont réduits à des signes: Ils, Elle, Eux. Qui sont ils ? des clichés sociaux. Et le texte se déroule dans la conscience d'un des personnages, mais vu par un narrateur tout-puissant qui lit dans les pensées.
Exercez-vous donc à saisir par ce moyen des moments de la vie sociale et relationnelle où se révèlent les comportements sous jacents des protagonistes.
Les tropismes
Il était la, il attendait quelqu'un pour arriver. Il avait l'air relax comme s'il avait fini quelque chose de très stressant, il regardait les gens autour, eux, attendaient à leur tour quelque chose, tout le monde attendait quelque chose. Le mot quelque chose était très mystérieux, ici on ne savait jamais ce que c'était. On pouvait en faire un égalite :
1 =0
Nombre de possibilité du quelque chose
Même ceux que l'on attendait, attendait une attente. Qu'est ce que l'on attendait? Il était là, essayant de résoudre l'attente de chacun, mais chacun était comme lui résolvant l'attente des autres. Quand l'attente N 1 était fini, l'attente
N 2 commencait... , avec x la derniere attente. Il
cherchait aussi x, le nombre d'attente dans une vie, est-ce que l'on pouvait le connaitre? Ou est-ce que c'était une seule attente par vie? Celle de la mort. Est-ce qu'on pouvait résoudre cette équation avant l'infini ou est-ce qu'il fallait partir au-delà? Il se demande s'il y avait une personne dans le monde entier qui n'attendait rien pendant un seul instant. Est-ce que c'était possible? Est-ce que l'on peut calculer le temps d'attente dans une vie? Oui, c'est le temps que l'on vit.
Remi SAIDI
Tropismes
Il se tenait là. Il n'avait pas bougé depuis qu'il était arrivé, cinq heures auparavant. Assis en tailleur sur l'herbe encore humide de rosée, il contemplait le vide. Son visage était crispé, mais ne trahissait aucun sentiment, aucune pensée. Ses bras était posés nonchalamment sur ses genoux.
Pourquoi fallait-il donc qu'elle se morfonde dans sa bulle, à des années lumières de la société dans laquelle elle vivait? Elle ne le savait pas.
Eux non plus.
Il avait essayé de la tirer de son brouillard, sorte de carapace dont elle s'affublait. Il la berçait, lui offrait tout son temps, s'était donné corps et âme pour l'ôter à sa torpeur.
Il avait échoué.
Eux, avaient eu recours à d'autres méthodes bien moins plaisantes. Ce fut un bel échec également.
II ne bougeait toujours pas, les yeux plongés dans le vide. Il était encore assis, perdu dans des pensées sombres et inextricables.
Mais où, quand, comment avait-il commis cette impardonnable faute qui avait tout fait voler en éclats? Il avait pourtant essayé de s'acquitter au mieux de sa tâche, de faire en sorte qu'a ses côtés, elle oublie ses tourments, de lui apporter joie et légèreté. Il aurait donné sa vie pour elle.
Elle souffrait de ne pas pouvoir en faire autant.
Eux, bouillonnaient de rage à la vue de ces puérilités, représentaient une sorte de muraille de pierre gigantesque et insurmontable à leurs rêves et aspirations, se moquant bien de savoir si elle serait heureuse ou non de vivre à leur façon.
Douleur dévorante.
Insensibilité révoltante.
Pression accablante.
Un matin, plus rien. Elle avait disparu. Personne ne savait où ni pourquoi. Etait-ce cet amour trop lourd à supporter? Ou était-ce leur attitude cassante, oppressante et perverse?
Ils le regrettaient. Il la regrettait.
Le soir commençait à pointer. Il était toujours assis. II ferme les yeux, une larme coule sur sa joue.
Tanya T.
Inversion
Ce monde, mon monde, fut ravagé par une catastrophe incroyable. Depuis ce jour, le jour de la cata, tout a changé. Le monde s'est renversé dessus dessous. Tout est devenu à l'envers; sauf moi!
Le plafond est devenu le parterre, le ciel la terre. Tout flotte et vole. On dirait que la gravité a disparu; ou plutôt qu'elle n'attire que moi!
Depuis ce jour maudi ) je marche sur le plafond avec les lampes qui en sortent. Pour manger, je dois mettre mon plat à l'envers, à mon « envers ».
Maintenant je marche sur le ciel. C'est moi qui tire le soleil et la lune; je gère le jour et la nuit. Parfois je me sens maître de ce monde, ce nouveau monde à l'envers; sauf qu'il n'y a personne autre que moi.
La chambre rouge
Raphaël un pauvre homme, 20 ans, célibataire et attiré par les aventures et les voyages exotiques. Il s'aventurait dans la forêt amazonienne quand il tomba sur un château abandonné. Il décida de le visiter. Dans le château, il y avait de nombreuses antiques et armures médiévales. Le pauvre homme continua sa visite dans le palais somptueux et il y découvrit une chambre qui lui était inconnue.
Dès qu'il mit pied dans cette chambre, il fut ébloui par sa rougeur. Tout était rouge. Les murs, les tapis, le plafond, tout...
Mais il remarqua qu'un des murs avait une couleur différente; il était d'un rouge tomate. Il s'approcha du mur et le toucha. A sa grande surprise, le mur remonta et il vit des escaliers. Par curiosité, il les descendit et se retrouva dans un lieu tout à fait obscur. Il ne voyait et commença à chercher partout pour allumer les lumières.
Quand il trouva une petite lampe et l'alluma, il découvrit qu'il était dans sa chambre chez lui...
Ecrire à deux mains
Rola Hamed
Mehdi Ouis
LES MURS ONT DES OREILLES
«Le 12 mars 2009, mort de gayali Zimbabwe en Jordanie dans sa propre maison a 2h45 du matin"
La police entra dans sa maison pour chercher des indices. Sur les murs il y avait des taches rouges. Ils commencèrent à chercher des armes ou si l'assassin avait laissé tomber une feuille ou quelque chose d'utile mais ils ne trouvèrent rien. La police chercha dans toutes les chambres de la maison, ils ne trouvèrent qu'un bout de papier dont on ne comprenait pas l'inscription... Soudainement, un des hommes de la police entendit une voix étrange dans le placard. Il entra dans cette chambre et vit un perroquet. Il s'approcha du perroquet et essaya de comprendre ce qu'il répétait.
Il l'emmena chez ses collègues et un de ses hommes dit:
«- j'ai compris !!! J'ai compris !!! Il dit les paroles qu'avait prononcer l'assassin avant de partir: «si tu me dis pas le code de ce coffre je te tuerai» ... donc il ne lui avait probablement pas dit le code... Mais aussi il rajouta que l'assassin se trouvait dans un endroit sombre ou il n'y a que des arbres très grands donc c'était dans le jardin du aaslema. »
Enfin la police partit dans ce jardin et trouva la bande du mosaab el zarkawi qu'elle recherchait depuis plus de 10 ans.
La morale de cette histoire c'est que le mur qui séparait les deux hommes du perroquet avaient tout entendu et l'avait transmis au perroquet...
LA FIN !!:
Judie
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